H: 56 cm l: 36 cm

Cette sculpture allant en paire avec « l’enfant à l’écrevisse » commandée par le comte d’Argenson, avait été élaborée comme modèle pour un ornement en bronze d’une fontaine d’intérieur.

Le plâtre de « l’enfant à l’écrevisse  » présenté au Salon de 1740 fut suivi d’une version en marbre au Salon de 1750, version qui prit place dans l’un des bosquets du château de Bagatelle.

Au Salon de 1741, Adam exposa le second plâtre  « une petite fille appuyée sur une coquille jouant avec un jeune tigre qu’elle empêche de se lancer sur un oiseau qu’elle écarte en riant »

Plusieurs fontes de  » l’enfant à l’écrevisse » ont été tirées dont une conservée au musée des arts décoratifs de Paris, une autre au Victoria & Albert Museum de Londres.

Sigisbert ADAM ( 1700 – 1759 ) formé dans l’atelier de François Dumont, il obtient le grand prix de sculpture en 1723 et passe dix ans à l’Académie de France à Rome. Pendant son séjour il est le protégé du cardinal Melchior de Polignac, ambassadeur de France près le Saint-Siège.  Bien qu’ayant remporté le concours pour la fontaine de Trévi à Rome, le pape Clément XII commissionna Nicola Salvi.

Rentré en France, il travaille aux célèbres cascades du château de Saint-Cloud, en 1737 pour sa réception à l’Académie royale de peinture et de sculpture il donne un Neptune calmant les flots irrités, sujet imposé par Louis de Boullogne, directeur de l’Académie.  Puis en 1740, il  sculpte le groupe central du bassin de Neptune du château de Versailles.

La torsion du corps du putti, le jeté  et les volutes de la draperie montrent la virtuosité du sculpteur nettement influencé par Le Bernin lors son séjour à Rome.

« l’enfant à l’écrevisse »
Catégories : sculpture