Hauteur :       135 cm                                  Height :          53 in.

  Diamètre :     100 cm                                  Diameter :     39 in.

Rare lustre néo-classique en bronze doré et ciselé, cristal de roche et cristal,  à douze bras de lumière, la partie haute présente un décor de pagode stylisé, le corps central est constitué de six descentes en bronze doré reliées entre elles par de nombreuses chaînes d’amandes horizontales légèrement incurvées, l’extrémité basse de chaque descente est couverte par une feuille en bronze doré et ciselé d’où jaillit deux bras de lumière terminés par un enroulement. Ces feuilles sont reliées entre elles par des croissants incurvés vers le bas, repercés et gravés, ornés d’amandes et de mirzas en dégradé formant la couronne principale. Six petites descentes s’accrochant chacune derrière chaque feuille et reliées entre elles, en leur extrémité basse, par une petite couronne garnie d’amandes et de mirzas, constituent la partie basse.     

Le « Journal des Luxus und der Moden » de juillet 1786 parle de cette manufacture en termes élogieux:  » Les lustres de la célèbre fabrique berlinoise de M. Christian Gottlieb Werner et Gottfried Mieth non seulement embellissent une pièce, mais ils en sont littéralement le couronnement. Le dessin toujours ambitieux, la fabrication et l’attention à tous les détails font la renommée de cette entreprise.

Werner& Mieth fut fondé à Berlin en 1792 par Gottlob Werner, Gottfried Mieth et Friedrich Luckau le Jeune. Ils deviennent les fournisseurs de la cour royale en 1794 et vendent des lustres pour les plus belles maisons et châteaux de Berlin et des environs, comme le palais japonais de Sans-Souci à Postdam ou le château Monbijou. Werner & Mieth voyagent en France, en Angleterre en Hollande afin de renouveler leur inspiration et développer leurs méthodes de travail. En 1797, l’entreprise comptait 29 personnes. Cette même année, Frédéric Guillaume II commanda six lustres pour le palais de Charlottenburg pour les appartements d’hiver et six autres pour la résidence royale d’été. En 1810, leurs exportations s’étendent à toute l’Europe et même à Istanbul et Saint Petersbourg. L’activité se réduisit au moment des guerres napoléoniennes , mais fut à nouveau en progression lorsque Karl Friedrich Schinkel (1781-1841) s’invita dans le capital de la société en 1821 sous le nom de Werner & Neffen.

Voir aussi un lustre russe de la fin du XVIIIe siècle au Palais d’Ostankino, résidence d’été des comtes  Scheremetev, palais construit entre 1791 et 1798.                  

                                                                                                                                                                                       

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